nouveau : ouverture de la consultation le samedi
L'alcoolisme
L’addiction à l’alcool n’est pas un manque de volonté. C’est une pathologie qui se comprend et se traite dans un cadre adapté.
En tant qu’addictologue, je reçois chaque jour des personnes qui partagent le même constat : elles ont identifié depuis longtemps que leur consommation d’alcool posait problème, mais ont repoussé la consultation, parfois pendant des mois, voire des années. Souvent par minimisation, par honte, par peur du jugement, ou parce qu’elles pensaient pouvoir « gérer seules ». Trop longtemps, parfois.
Pourquoi ? Parce que l’addiction fonctionne précisément ainsi. Elle s’installe progressivement, de manière insidieuse, en s’intégrant dans le quotidien, les habitudes, les émotions et les moments de vie.
Sur le plan neurobiologique, une consommation régulière d’alcool modifie le fonctionnement du cerveau. Le système de récompense associe l’alcool à un soulagement — qu’il soit émotionnel (anxiété, stress, tristesse), social (désinhibition, sentiment d’appartenance) ou physique (relâchement, apaisement). Avec le temps, cette association devient automatique : le cerveau apprend que l’alcool est une réponse rapide à l’inconfort. Le geste ne relève alors plus simplement d’un choix conscient, mais d’un conditionnement profondément ancré.
Ce n’est donc pas une défaillance morale ni un manque de motivation. C’est un mécanisme neurologique et psychologique documenté, reconnu par la médecine et par les sciences de l’addictologie.
Parallèlement, les conséquences s’installent souvent de manière progressive : fatigue chronique, troubles du sommeil, difficultés de concentration, dégradation de la santé physique (notamment du foie, du système cardiovasculaire et du système nerveux), mais aussi retentissement sur la vie professionnelle, la vie familiale, la relation de couple et l’estime de soi. À cela s’ajoutent fréquemment la culpabilité, la perte de contrôle et un sentiment d’isolement.
Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que plus la prise en charge est précoce, plus elle est efficace et durable. Consulter ne signifie pas forcément arrêter du jour au lendemain, mais commencer à comprendre son fonctionnement, ses déclencheurs, ses habitudes de consommation et la fonction que l’alcool occupe dans sa vie.
Une consultation avec un addictologue permet d’établir un bilan objectif et personnalisé de votre situation, d’identifier les mécanismes de la dépendance (craving, automatismes, facteurs émotionnels et contextuels) et de mettre en place un accompagnement adapté à votre rythme et à vos objectifs, qu’il s’agisse de réduction, de contrôle ou d’arrêt. Le travail s’appuie notamment sur des approches reconnues comme l’entretien motivationnel, la prévention de la rechute et les outils cognitivo-comportementaux, dans un cadre bienveillant, confidentiel et sans jugement.
Vous n’avez pas besoin d’avoir “tout perdu” ni d’être au plus mal pour consulter. Le simple fait de vous interroger sur votre consommation est déjà un signal important. Faire le premier pas, c’est sortir du silence, reprendre du recul et amorcer un processus de changement accompagné, sécurisé et respectueux de votre singularité.


L'addiction à l'alcool n'est pas un manque de volonté. C'est une pathologie qui se traite.
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